Octobre, le Mois de la cybersécurité... et le grand silence des promesses électorales
Octobre est le Mois de la sensibilisation à la cybersécurité. Pendant quelques semaines, gouvernements, entreprises et experts rappellent l'importance de protéger nos données, nos systèmes et notre vie numérique. Pourtant, en pleine période électorale au Québec, un constat saute aux yeux : l'informatique, la cybersécurité et la gouvernance numérique sont rarement au cœur des débats.

On entend parler de santé, d'éducation, de logement, d'environnement et d'économie. Ce sont évidemment des enjeux essentiels. Mais en 2026, est-il encore possible de parler de l'avenir du Québec sans parler de technologie ?
Chaque service gouvernemental repose désormais sur des systèmes informatiques. Les écoles, les hôpitaux, les municipalités, les entreprises et même nos infrastructures critiques dépendent du numérique. Une panne majeure, une cyberattaque ou une mauvaise gouvernance des données peut avoir des conséquences bien réelles sur la population.
Pourtant, lorsqu'on analyse les principales promesses électorales, les questions suivantes sont rarement abordées :
Comment protéger les données des citoyens ?
Comment renforcer la résilience des infrastructures publiques ?
Comment lutter contre la pénurie de main-d'œuvre en technologies ?
Comment encadrer l'utilisation de l'intelligence artificielle dans l'administration publique ?
Comment améliorer la gouvernance des projets informatiques financés par les contribuables ?
Ces enjeux ne sont pourtant pas réservés aux spécialistes. Ils touchent directement les finances publiques, la qualité des services gouvernementaux et la confiance des citoyens.
L'histoire récente nous a démontré que les dépassements de coûts, les projets informatiques difficiles et les incidents de cybersécurité peuvent coûter des millions de dollars et affecter des milliers de personnes. Ignorer ces sujets ne les fera pas disparaître.
À l'occasion du Mois de la cybersécurité, il serait souhaitable que les partis politiques consacrent davantage d'espace à leur vision du numérique. Pas seulement pour parler de technologie, mais pour expliquer comment ils comptent protéger les informations des Québécois, moderniser les services publics et assurer une gouvernance responsable des systèmes qui soutiennent notre société.
Parce que derrière chaque service public moderne se trouve un système informatique. Et derrière chaque système informatique se trouvent des choix de gouvernance qui méritent autant d'attention que les autres grands enjeux de notre avenir collectif.
Question à mes lecteurs : parmi les promesses électorales de cette année, avez-vous entendu un parti parler concrètement de cybersécurité, de gouvernance numérique ou de protection des données ? Si oui, j'aimerais bien savoir lequel.



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